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migration cloud

Je suis surpris de constater qu’il existe encore des freins à l’adoption du Cloud, et plus encore quand j’entends les arguments de certains DSI réticents : « Le Cloud n’est pas sécurisé », « Le Cloud ne s’intègrera pas dans mon système d’information historique », « En passant au Cloud, je perdrais de l’influence en interne»…

Pourtant ces idées préconçues sont plus inspirées par une peur du changement qui inquiète autant les professionnels de l’IT que les organisations sur leur capacité à faire le bon choix que par le potentiel risque que pourrait représenter une migration vers le cloud.

Ainsi, il suffit bien souvent d’accompagner les organisations à la fois dans leurs choix technologiques et dans leur conduite du changement et de leur expliquer les intérêts business du Cloud Computing pour lever leurs doutes.

Pour initier toute réflexion, j’ai détaillé ci-dessous les 5 avantages majeurs de la migration vers le Cloud pour les organisations :

1. Se reconcentrer sur l’essentiel : les besoins et l’expérience de client

Alors que les services en ligne et le e-commerce sont aujourd’hui accessibles au plus grand nombre, le consommateur attend désormais de vivre une expérience personnalisée, fluide et rapide. Quand on sait que le temps de chargement d’une page a un impact direct sur le chiffre d’affaires d’une organisation et qu’il suffit d’une seconde de chargement supplémentaire pour voir diminuer de 7% le taux de conversion[1], on comprend mieux pourquoi l’expérience client est au centre des préoccupations. Le cloud permet aux entreprises de s’affranchir des réflexions liées aux acquisitions de matériel, à la construction des infrastructures et à une partie de leur gestion, via les services managés, pour se concentrer sur l’essentiel : l’application et les besoins clients.

La Centrale, 1er site de véhicules d’occasion, a donc fait le choix du Cloud d’Amazon Web Services pour gérer les pics d’activité. Les 14 millions de visiteurs mensuels peuvent donc consulter les plus de 280 000 annonces et les 10 millions de photos disponibles sur le site pour acheter ou vendre un véhicule en toute sérénité.

2. Choisir l’agilité au service des performances

Si seulement 29% de décideurs business et IT[2] avaient adopté une stratégie Cloud en France en 2015, c’est parce que la majorité des entreprises n’ont pas encore perçu toute la puissance du Cloud et l’étendue de ses possibilités. Le Cloud est un facilitateur et un accélérateur d’innovation qui permet de réaliser des proof of concept ou des projets voués à la production très rapidement. Nous le constatons chaque jour avec nos clients qui ont accélérés leurs propres cycles d’innovation, de mises en production et de « release » applicatives.

Je pense par exemple à OpenClassRoom qui bénéficie pleinement de cette capacité d’innovation offerte par le cloud. En lançant des déploiements en production jusqu’à 20 fois par jour, cette plateforme de digital learning avait besoin d’une infrastructure agile capable de soutenir leurs nombreux cycles de développement. Leur ancienne infrastructure les limitait en termes de trafic ou dans leurs cycles de création de nouvelles fonctionnalités. Ils utilisent désormais des services Cloud orientés web comme Amazon EC2 et Amazon RDS pour les bases de données, mais également AWS Key Management Service pour chiffrer les données utilisateurs.

3. Protéger ses données

Contrairement à ce que certains pensent, la migration vers le Cloud permet de sécuriser ses données. Une minorité d’entreprises disposent de plans de reprises, pourtant si leurs data centers ou leurs serveurs traditionnels tombent en panne, elles risquent des pertes de données massives qui peuvent leur être fatales. Le Cloud offre aux entreprises de toutes tailles un niveau de sécurité élevé sans avoir à mobiliser d’importantes ressources internes dédiées à ces tâches.

Grâce aux différentes certifications garantissant la sécurité maximale des données, le Cloud est devenu très attractif pour le secteur des banques et assurances. Par exemple, la mutuelle de santé Smatis a migré ses charges de travail de production vers le Cloud pour réduire ses coûts et améliorer la protection de ses données. En migrant la totalité de leur plan de sauvegarde informatique dans le Cloud AWS, Smatis a pu bénéficier de la scalabilité permise par ce type de service tout en respectant la conformité Solvency II, norme requise dans ce secteur d’activité.

4. Renforcer le rôle central du DSI

Contrairement aux idées reçues, le Cloud permet aux DSI de gagner en compétence et réaffirme leur influence au sein de l’organisation. J’ai l’intime conviction qu’un DSI qui fait ce choix devient plus proactif et garde le contrôle en proposant à son management de nouveaux projets qu’il aura pu tester à moindre coût dans le Cloud.

Garder le contrôle, c’est déterminer dans quels pays sont stockées vos données, choisir qui pourra y avoir accès et décider de se développer rapidement à l’international. Pour reprendre le cas d’OpenClassRoom, le choix d’un Cloud présent dans plusieurs régions était essentiel pour s’assurer que leur plateforme francophone soit accessible partout dans le monde, en fonction du développement de leur activité.

5. Optimiser l’organisation des ressources

La migration vers le Cloud fait évoluer les besoins au sein d’un SI et implique donc de mettre en place une stratégie de conduite du changement pour accompagner les équipes en interne tout au long du processus.

Pour autant, il ne s’agit pas d’investir massivement ni de perdre du temps au risque de déstabiliser l’organisation déjà en place. En effet, il n’est pas nécessaire de migrer toutes ses données vers le Cloud du jour au lendemain. Au contraire, l’agilité du Cloud permet de définir l’envergure de la migration et son rythme en fonction des besoins et des ressources de l’organisation.

Le Cloud représente donc une opportunité pour les organisations de maximiser le potentiel de leurs données et de repenser la mobilisation des ressources en fonction de l’évolution des besoins et des missions.

[1] Selon une étude de Dynatrace, Juin 2016
[2] D’après une étude Forrester, 2016

Frédéric Atlan

Frédéric Atlan

Après avoir travaillé quatre ans chez Orange en tant que directeur d’agence, Frédéric Atlan cofonde Morea en 2007 avec Adrien Pestel. Pionnier et leader des services d'infogérance pour les plateformes AWS, Morea rejoint le groupe Claranet en octobre 2015. Frédéric Atlan et Adrien Pestel dirigent désormais la Claranet Cloud Practice, centre d’expertise dédié au Cloud Public

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